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La Vie de … Ruth

Note : Cet article est le premier d’une série où nous allons parcourir et étudier la Vie de … Ruth afin de tirer des enseignements et des clés pour notre marche dans la Victoire. #amenetaviealavictoire

Noémi, la belle-mère de Ruth, vivait dans le pays de Moab avec son mari et ses deux enfants et leurs épouses. Suite à la mort de son mari et de ses deux enfants, elle était restée seule avec ses belles-filles sans grandes ressources.

Un jour, alors qu’elle habitait toujours le pays de Moab, elle apprit que le Seigneur avait été favorable à son peuple et lui avait donné de bonnes récoltes. Elle décida alors de quitter, avec ses deux belles filles, Ruth et Orpa, le pays de Moab pour retourner au pays de Juda.

En chemin, Noémie leur dit : «Rentrez chez vous, mes filles. Pourquoi voulez-vous venir avec moi ? Je ne suis plus en âge d’avoir des fils qui pourraient vous épouser… C’est contre moi que le Seigneur s’est tourné, mon sort est beaucoup trop dur pour vous.»

Orpa embrassa sa belle-mère pour prendre congé, mais Ruth refusa de la quitter. Noémi dit à Ruth : «Regarde, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et son dieu. Fais comme elle, retourne chez toi.» Mais Ruth répondit: «N’insiste pas pour que je t’abandonne et que je retourne chez moi. Là où tu iras, j’irai; là où tu t’installeras, je m’installerai. Ton peuple sera mon peuple; ton Dieu sera mon Dieu. Là où tu mourras, je mourrai et c’est là que je serai enterrée. Que le Seigneur m’inflige la plus terrible des punitions si ce n’est pas la mort seule qui me sépare de toi !»

Quand Noémi vit que Ruth était résolue à l’accompagner, elle cessa d’insister et elles allèrent ensemble jusqu’à Bethléem et s’y installèrent.

Un jour, Ruth dit à Noémi : «Permets-moi d’aller dans un champ ramasser les épis que les moissonneurs laissent derrière eux. Je trouverai bien quelqu’un d’assez bon pour me le permettre». «Vas-y, ma fille», répondit Noémi.

Ruth partit et alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Il se trouva que ce champ appartenait à Booz, un homme riche et considéré, un parent de Noémi du coté de son mari.

Un peu plus tard, Booz arriva au champ. Après que ses serviteurs lui aient révélé l’identité de Ruth, la jeune femme qui avait été fidèle à sa parente Noémi, il s’adressa à elle en disant : «Écoute, ne va pas glaner dans un autre champ; reste ici et travaille avec mes servantes. Observe bien à quel endroit le champ est moissonné et suis les femmes qui glanent. Sache que j’ai ordonné à mes serviteurs de te laisser tranquille. Si tu as soif, va boire de l’eau dans les cruches qu’ils ont remplies.»

Ruth s’inclina jusqu’à terre et dit : «Pourquoi me traites-tu avec tant de bonté et t’intéresses-tu à moi qui suis une étrangère ?»

Booz répondit : «On m’a raconté comment tu as agi à l’égard de ta belle-mère depuis que ton mari est mort. Je sais que tu as quitté ton père, ta mère et le pays où tu es née pour venir vivre au milieu d’un peuple que tu ne connaissais pas auparavant. Je souhaite que le Seigneur te récompense pour tout cela. Oui, que le Seigneur, le Dieu d’Israël, te récompense abondamment, puisque c’est sous sa protection que tu es venue te placer».

Ruth répondit : «Tu es vraiment bon pour moi, maître ! Tu me donnes du courage en me parlant aussi amicalement, alors que je ne suis même pas l’égale d’une de tes servantes».

Ruth glana dans le champ de Booz jusqu’au soir, puis elle battit les épis qu’elle avait ramassés et elle remplit un grand sac de grains d’orge. Elle rapporta le sac au bourg et montra à sa belle-mère tout ce qu’elle avait récolté.

Elle continua d’aller glaner, régulièrement, avec les servantes de Booz jusqu’à ce que toute l’orge et tout le blé aient été récoltés. Elle continuait à habiter avec sa belle-mère.

Un jour, Noémi dit à Ruth : «Ma fille, je dois chercher à assurer ton avenir pour que tu sois heureuse. Comme tu le sais, ce Booz qui t’a laissée travailler avec ses servantes est notre parent. Or ce soir, il va aller battre l’orge sur son aire. Lave-toi donc, parfume-toi et mets tes plus beaux habits. Ensuite, rends-toi à l’endroit où il bat son orge, mais ne te montre pas avant qu’il ait fini de manger et de boire. Lorsqu’il se couchera, observe la place où il s’installe. Approche-toi ensuite, écarte un peu sa couverture et couche-toi à ses pieds. Après cela, il t’indiquera lui-même comment tu dois agir». «Je ferai tout ce que tu m’as dit», répondit Ruth.

Elle se rendit donc à l’aire de Booz et se conduisit exactement comme sa belle-mère le lui avait recommandé. Booz mangea et but, ce qui le mit d’excellente humeur, puis il alla se coucher au bord de son tas de grains. Ruth s’approcha doucement, écarta la couverture et s’étendit à ses pieds. Au milieu de la nuit, Booz se réveilla en sursaut, il se pencha en avant et vit avec surprise qu’une femme était couchée à ses pieds. «Qui es-tu?» demanda-t-il. Ruth répondit : «C’est moi, Ruth, ta servante. Veuille me prendre sous ta protection, car tu as à mon égard la responsabilité d’un proche parent». Booz lui déclara : «Que le Seigneur te bénisse, Ruth! Tu viens de donner à la famille de ta belle-mère une preuve de fidélité encore plus grande que précédemment. En effet, tu n’as pas recherché l’amour des jeunes gens, riches ou pauvres. Eh bien, n’aie aucun souci! Je ferai pour toi ce que tu demandes, car toute la population sait que tu es une femme de valeur. Il est exact que j’ai à ton égard la responsabilité d’un proche parent, mais il existe un homme dont le degré de parenté avec ta famille est plus étroit. Passe ici la fin de la nuit; demain matin nous verrons s’il veut exercer sa responsabilité à ton égard. Si oui, qu’il le fasse. S’il ne le désire pas, je te promets, par le Seigneur vivant, que j’exercerai ma responsabilité à ton égard. En attendant, reste couchée jusqu’au matin».

Au réveil, Booz alla voir le parent du mari de Noémi, celui dont le degré de parenté avec ta famille est plus étroit. Ce dernier, devant dix autres témoins déclina ses responsabilités à l’égard de Ruth. Alors Booz la prit pour femme. Le Seigneur la bénit, elle devint enceinte et donna naissance à un fils. Les femmes de Bethléem dirent à Noémi : «Loué soit le Seigneur! Aujourd’hui il a fait naître celui qui prendra soin de toi. Que ton petit-fils devienne célèbre en Israël! Il va transformer ta vie et te protéger dans ta vieillesse. Ta belle-fille vaut mieux pour toi que sept fils, car elle t’aime et t’a donné ce petit-fils». Noémi prit l’enfant et le tint serré contre elle, puis elle se chargea de l’élever. Les femmes du voisinage proclamèrent : «Noémi a un fils !» et elles appelèrent l’enfant Obed. Obed fut le père de Jessé, père de David.

Ruth, par sa persévérance, par sa loyauté et sa fidélité fut bénie et entra ainsi dans la généalogie du roi David et donc de notre Seigneur Jésus-Christ.

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